Commencer en auto-entrepreneur et créer ma société plus tard, est-ce intéressant ?

Commencer en auto-entrepreneur et créer ma société plus tard, est-ce intéressant ?

Auto-entrepreneur, est-ce le statut idéal pour se lancer ?

La question mérite d’être posée au vu de l’image véhiculée par l’auto-entreprise, et il serait dommage de prendre le risque de n’être pas tout à fait crédible lors du lancement d’un nouveau service ou produit. Dans certaines activités, le statut juridique et l’image qu’il représente sont à analyser avec précaution avant de se lancer.

Par ailleurs, tout le monde connaît les seuils – ou a une idée du volume d’activité maximum – en deçà desquels il est possible de s’inscrire en auto-entrepreneur ; certains partenaires de l’entreprise (clients ou fournisseurs, par exemple) pourraient penser que ce n’est qu’une petite activité dont le responsable n’envisage pas de développement fort et donc manque de crédibilité.

Une activité peut éprouver des difficultés à se lancer sous le statut d’auto-entrepreneur et se développer plus rapidement sous format SARL : il convient de bien analyser l’ensemble de ses partenaires pour apprécier s’ils vont s’intéresser au statut de l’entreprise avant de valider définitivement le choix de la forme juridique.

La TVA

Lors du démarrage d’une activité professionnelle, l’entrepreneur engage un certain nombre de dépenses inhérentes à l’étape de lancement et de développement. Or, dans le statut d’auto-entrepreneur, la TVA n’est pas récupérable sur les dépenses. Le fait d’être assujetti à TVA ne comporte pas que des contraintes ! Cela dit, cette remarque est à nuancer : si les clients de l’activité sont constitués du grand public, il peut être intéressant de ne pas leur facturer de la TVA en plus du prix.

Enfin, un argument nettement moins comptable ou fiscal qui ne milite pas en faveur de ce lancement en deux étapes : dans le désir de créer son entreprise, il survient un moment où chaque entrepreneur constate qu’il faut se jeter à l’eau, tel Cortés qui profita du fait que ses vaisseaux étaient endommagés pour les faire brûler, et ainsi força ses troupes à aller de l’avant et à se lancer dans la conquête. Il peut être nécessaire, à un certain moment dans le processus de création d’entreprise, de brûler ses vaisseaux et de se lancer, de prendre quelques risques et d’« y aller », sans que ce soit un raisonnement à appliquer dans toutes les situations de création d’entreprise…

Quelle autre solution ?

Il est conseillé de sélectionner le statut qui sera correctement dimensionné à une activité en phase de croissance ou de maturité, et donc de prendre le risque minime d’avoir une structure peut-être surdimensionnée pendant les premiers mois ou pour la première activité.

Récapitulatif

Image de l’auto-entrepreneur aujourd’hui peu crédible quand il s’agit d’une activité professionnelle.

À un moment donné, il devient indispensable de se « jeter à l’eau », de s’engager dans la voie de la création de l’entreprise.

Il est conseillé de choisir le statut juridique qui sera correctement dimensionné en phase de croisière – éviter de devoir changer tous les ans de statut juridique pour suivre l’évolution de l’activité.

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